La revue SarrEglise

SarrEglise est la revue mensuelle de la communauté de paroisses de Sarreguemines. Une équipe de rédaction se réunit régulièrement. Editorial, mot du curé, annonces, dossiers, spiritualité, calendrier liturgique, autant d’informations utiles pour faire des liens dans la communauté.

En début de chaque mois, il est possible de lire l’édito de la revue sur cette page et de trouver des exemplaires à acheter dans chacune des églises de la communauté de paroisses, au prix de 1,20 euros l’unité.

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Edito de janvier 2020 – mot du curé

Comment vont-être réparties les messes dans nos deux communautés de paroisses à partir de janvier ?

Si j’entends la légitimité de cette préoccupation, je voudrais d’abord vous demander de m’accompagner dans le cheminement que j’ai engagé avec vous en vous rejoignant en septembre dernier. Si l’urgence voulait que je m’attèle dans un premier temps à la mise à plat des horaires des célébrations eucharistiques au sein des différents clochers, tant dans les deux communautés de paroisses que du sanctuaire du Blauberg, il m’a semblé d’emblée nécessaire d’identifier, à nouveaux frais, les raisons qui font qu’une communauté chrétienne garde toute sa pertinence, ici dans le pays de Sarreguemines et en ce temps précis. Il était alors bon de se remettre devant les yeux qu’une communauté chrétienne se définit comme missionnaire et comme communion, d’autres diraient en reprenant un vocabulaire promu par notre pape et déployé dans notre diocèse : disciples-missionnaires. Je l’avais intitulé à ma manière : « Qu’avons-nous de bon et de bien à dire à nos contemporains… ? » Cela impliquait qu’on puisse reconnaître la communauté chrétienne à Sarreguemines et dans la vallée de la Blies, et le marqueur devait en être l’amour des uns pour les autres « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13,35)

En étant lucide sur nos forces et nos faiblesses, sur les ressources que nous donnent notre histoire mais aussi le poids et les blessures qui continuent de nous affecter, le Christ nous invite résolument à lever la tête et à l’entendre nous dire une fois de plus : « Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. » (Lc 21,28) Il me semble aujourd’hui que le temps est favorable pour que nous nous donnions les moyens pour affermir et susciter une communauté chrétienne qui s’éprouve comme intégrant des réalités diverses : citadine, urbaine, populaire, rurale, transfrontalière, mais aussi de générations différentes, de réalités de paroisses, de quartiers, de sanctuaires. Devant ce foisonnement, un légitime sentiment de tournis peut nous assaillir, puisqu’il s’accompagne du triste constat de la baisse de la pratique, de la difficulté à rejoindre nos contemporains, que des spécialistes qualifient d’ex-culturation de la foi chrétienne de la société occidentale et plus particulièrement française.

C’est dans ce contexte, que je crois, que nous pouvons comprendre les peurs qui légitimement nous assaillent, mais aussi le devoir qu’il nous est fait de repérer les chemins nous permettant de réinvestir notre condition de disciples de Jésus-Christ et par là-même répondre à l’invitation qu’il nous fait à être des missionnaires. Nous voyons nos églises se vider, nous ne savons plus comment transmettre la foi à nos proches en commençant par nos enfants, nos petits-enfants…

Devant ces peurs qui surgissent, nous pouvons facilement réagir en cherchant à nous protéger, à nous arc-bouter sur ce qui semble encore tenir ou subsister… mais alors, ce repli sur nos propres forces aboutit rapidement à des situations de tensions où il ne nous semble pas d’autres issues que de consentir à des solutions où il s’agit toujours de lâcher, de capituler, de reculer… Le contexte qui est le nôtre en France nous fait mettre dans la balance que ces reculades ne se font pas simplement pour laisser de la place à l’indifférence religieuse, mais s’insinue aussi en nous que ce vide laisse la place à d’autres traditions religieuses, que nous éprouvons trop souvent comme dangereuses.

Devant ces sentiments difficiles, c’est la peur qui peut facilement l’emporter, et toute l’énergie que nous mettons pour maintenir, soutenir, sauver ces réalités n’ont bien souvent qu’une seule conséquence : nous affaiblir un peu plus et dans cette réalité d’épuisement nous rendre encore un peu plus perméable à la peur et à l’angoisse.

Il me semble ABSOLUMENT nécessaire de nous redire avec force que nous ne sommes pas seuls : le Christ est le même hier, aujourd’hui et à jamais et que ce même Christ continue de s’adresser à nous : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! » (Mc 6,50b) pour que nous soyons établis fermement dans notre condition de disciples et qu’alors surgisse pour nous la réalité missionnaire à laquelle il nous appelle. Si chacun d’entre nous, comme baptisé, nous avons à explorer personnellement cette réalité du disciple – missionnaire, au sein de la communauté chrétienne que nous formons, il nous revient de chercher les moyens appropriés pour que nos communautés deviennent toujours plus disciples pour remplir leur mission.

Cette communauté de disciples nécessite l’engagement à construire cette communauté différente de celle qui nous a portés jusque-là, en repérant les chances que peut nous offrir la construction d’une communauté large, diverse et qui fait le pari que nos différences seront d’abord des richesses plutôt que des handicaps ou des obstacles. Pour cela, il est nécessaire de trouver des lieux et des rythmes qui permettent à la communauté chrétienne de prendre corps, concrètement à un niveau large et englobant tout en permettant que d’autres réalités plus spécifiques et plus proches se déploient, répondant à des charismes opportuns. C’est en construisant cette communauté chrétienne que nous serons naturellement envoyés pour témoigner, dans des réalités qui peut-être ne nous apparaissent pas pour l’instant, mais que notre expérience de « communauté-disciple » nous fera repérer, discerner dans les appels de ce monde et les directions que le Seigneur nous fera identifier.

Tout n’est pas à inventer comme si rien n’existait, mais tout (l’existant, l’ancien comme le neuf, mais aussi ce qu’il y a à créer, à renouveler ou à susciter) est à mettre dans cette double perspective d’établir une communauté chrétienne sur ce pays de Sarreguemines et de la vallée de la Blies qui soit disciple-missionnaire.

La réponse urgente d’établir une nouvelle répartition des messes dominicales en est une première étape, qui ne peut se comprendre sans entrer dans cette direction que le Christ nous indique.

  • Permettre que la communauté chrétienne puisse concrètement prendre corps dans une eucharistie dominicale le dimanche matin en établissant la Grand’Messe dans l’église qui s’impose comme centrale à Sarreguemines : 10h30 le dimanche à Saint-Nicolas
  • Assurer pour les clochers qui semblent plutôt privilégier une messe le samedi soir avec un horaire fixe (18h30), dans une alternance entre rive gauche (SW) et rive droite (SC).
  • Assurer pour les villages de la vallée une messe dominicale chaque semaine, en alternance le samedi soir (18h30) et le dimanche (10h30).
  • Permettre aussi une présence tous les 15 jours à SB le samedi soir en cohérence avec la logique de la rive droite et la rive gauche.
  • Assurer une première messe dominicale à 9h30 là où cette heure matinale est déjà intégrée (SD)
  • Permettre au sanctuaire du Blauberg, dont le rayonnement dépasse largement nos deux communautés de vivre et de rendre un service dans ce cadre : assurer la messe dominicale du dimanche soir (18h30)
  • Pour les célébrations déjà fixées (1re communion et confirmation, messes des jeunes en janvier et mars, journées de pèlerinage au Blauberg) : pas de changement ni de lieu ni d’horaire.
  • En semaine, pas de changement.

Abbé Pierre Guerigen +

Si vous voulez lire les numéros de la revue des années passées ou quelques extraits des numéros les plus récents, consultez le blog de la revue SarrEglise.

Si vous voulez faire partie du comité rédacteur de la revue, contactez Georges Heichelbech.

Un commentaire

  1. Bonjour,
    Je m’appelle Martine Feicht, j’habite à Welferding et ai pris hier quelques photos lors du repas pommes de terre et fromage blanc organisé par le conseil de fabrique de l’église St-Walfried, à la maison de quartier. On m’a demandé d’envoyer ces photos avec un petit texte d’accompagnement pour la revue Sarréglise.
    Pourriez-vous s’il vous plaît m’indiquer à quelle adresse mail les adresser.
    Merci d’avance, bien cordialement

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